Dominante
La dominante est le cinquième degré d'une gamme, et l'accord construit sur lui (V), dont l'attraction vers la tonique conduit la plupart des conclusions de la musique tonale.
Quelle est la dominante en Do majeur ?
En Do majeur, la note dominante est Sol, sept demi-tons au-dessus de la tonique Do. L’accord de dominante est V : Sol–Si–Ré. Ajoutez encore une tierce au-dessus et vous obtenez la septième de dominante, V7 : Sol–Si–Ré–Fa.
En mineur, l’accord de dominante est normalement rendu majeur en haussant le septième degré. En La mineur, Mi–Sol–Si devient ainsi Mi–Sol♯–Si, pour que la tonalité ait elle aussi une sensible.
Comment sonne la dominante ?
Inachevée. La dominante est le seul accord de la tonalité qui veut bouger, et il veut aller précisément vers la tonique. La raison tient à une note : la tierce de V est la sensible, un demi-ton sous la tonique. En Do majeur, c’est Si, qui monte vers Do.
Dans V7, une deuxième note s’en mêle. Fa descend d’un demi-ton vers Mi pendant que Si monte vers Do, et ces deux notes, Si et Fa, forment un triton, l’intervalle le plus instable de la tonalité. Voilà pourquoi V7–I est la conclusion la plus forte qui soit.
Une phrase qui s’arrête sur V sonne comme une virgule. C’est la demi-cadence, et elle vous annonce que la musique va continuer.
Une « septième de dominante » est-elle toujours l’accord de V ?
Non, et c’est la confusion habituelle. « Dominante » désigne deux choses :
- une fonction : l’accord bâti sur le 5e degré de la tonalité où l’on se trouve ;
- un type d’accord : une triade majeure surmontée d’une septième mineure, noté avec un simple 7, comme Do7 (Do–Mi–Sol–Si♭).
Les deux se rejoignent sur V7, mais un accord du type septième de dominante peut apparaître ailleurs. Ré7 en Do majeur a cette forme, et pourtant ce n’est pas le V de Do : c’est une dominante secondaire, qui emprunte l’attraction pour viser Sol.
À vous de jouer : L’attraction de la dominante joue une progression dont le dernier accord manque et vous demande où allait la dominante.